
François Pirette est né
Thierry Van Cauberg
d'un
papa Gérard
et d'une
maman Anny. C'était à Mons, en Belgique, le 7 février 1963.
Thierry traverse
son enfance
et son adolescence «à l'ombre des terrils», comme on dit dans les lourdes littératures suintant la sueur et le charbon.
Enfant de Jemappes
comme Adamo (à Jemappes, on ne peut rien faire ou dire sans ajouter à la suite : «comme Adamo !» ; il faut dire que le petit Thierry habite la même rue que son illustre voisin pendant plusieurs années...), il grandit bercé au son des sonnettes de tram, des grèves de métalos, des tambours de Gilles, des tests de sirène d'alarme (son papa travaille à la banque), de mes-mains-sur-tes-zhanches et des fous rires des dimanches après-midi. Car au Borinage, si on s'engueule beaucoup, on rit aussi énormément.
Ecole primaire
très grise et très primaire dans une école publique. Ensuite, c'est à l'
Institut Saint Ferdinand
de Jemappes (comme Adamo) que ses
études
le poursuivent, mathématiques en avant, jusqu'en 1982.
Inscrit à 19 ans dans une école de publicité (pour échapper au moins un an au service militaire), il y rencontre
Jean-Loup Viseur, professeur dilettante de l'élève antimilitariste. Jean-Loup, aussi producteur d'émissions de radio, confie alors à Thierry un job de standardiste, le week-end, au centre de production de la RTBF à Mons.
Ravi de ne pas devoir cuire des hamburgers au Quick ou pousser des caddies à Carrefour pour gagner son argent de poche, c'est avec enthousiasme que Thierry décroche le téléphone d'octobre à décembre 1982.
Le 9 janvier 1983, il est propulsé sur l'antenne nationale de la radio et y décroche d'emblée sa propre émission, tous les dimanches de 10 à 11 heures. Thierry, sans vraiment s'en rendre compte, faisait beaucoup rire Jean-Loup et sa bande. Il n'a encore que 19 ans et ne sait pas encore que le conte de fée a déjà commencé...
Dix ans de radio dominicale plus tard, Thierry, devenu François Pirette par la force des ondes et du canular téléphonique, s'est illustré sur scène, à la radio, à la télévision, et est devenu, au gré des hasards, des succès et des records, sans doute l'un des amuseurs les plus populaires de Belgique.
En 1994,
Laurent Ruquier
lui propose de rejoindre l'équipe de son émission quotidienne «Rien à Cirer» sur France Inter puis sur France 2.
Ils collaboreront joyeusement deux saisons de suite.
Mais en 1996, Thierry, alors éloigné de sa Belgique depuis près de deux ans, trempe goulûment la plume dans sa belgitude et écrit depuis Paris «J'ai très bien connu Chose!», one-man-show de trois heures qui le consacrera chez lui «artiste de tous les records».
En mai 2003, quatre spectacles plus tard, Forest National affiche deux soirs de suite le nom du standardiste engagé 20 ans plus tôt à la radio.
Plusieurs fois «vidéo d'or et de diamant»,
recordman d'audience, de fréquentation en salles..., François Pirette s'illustre aussi au théâtre en adaptant, en jouant et en mettant en scène «Le Père Noël est une ordure» et tout récemment «La bonne planque» qui fera même l'objet d'une retransmission en direct, une grande première pour la télévision et le théâtre belges. Nouveau succès, puisque la pièce est consacrée meilleure audience de l'année 2003 pour la chaîne du service public.
Aujourd'hui papa de trois filles, il a choisi de vivre en France depuis plus de 12 ans et s'est enfin posé
entre Loire et Cher, à un jet de TGV de Paris ou de Bruxelles, loin des embarras du Ring Est et du Boulevard Sébastopol pour mieux penser à ce qui le fait rire et écrire ce qui l'empêche de dormir en rond.
La suite de son histoire s'écrira ici... avec vous.












